Changer le paradigme du développement du territoire et de la planification des ressources en territoire autochtone

L’extraction de ressources a des répercussions et des avantages. L’équilibre repose sur leur distribution parmi les communautés impliquées dans le cycle de vie des produits, de l’extraction à l’utilisation finale. En ce qui concerne les avantages, La Grande Alliance vise à faire pencher la balance vers les communautés les plus touchées par les répercussions. Les redevances, les emplois, la planification et l’atténuation des incidences, et la transformation de produits sont tous des moyens qui permettent de trouver un équilibre entre les répercussions et les avantages environnementaux, sociaux et économiques.

Le développement et Eeyou Istchee

La Grande Alliance vise à changer et réorganiser la façon dont le développement survient en Eeyou Istchee. La valeur créée via le développement d’un programme d’infrastructure inclusif et complet apportera de la stabilité et permettra aux communautés de mieux se préparer pour bénéficier des opportunités associées à tous les aspects du développement. Les défis liés au changement climatique et à d’autres enjeux mondiaux rendent la participation des communautés encore plus critique.

Trouver l’équilibre entre le développement et la protection

Ces deux concepts sont souvent considérés comme consécutifs et contradictoires : le développement surgit, l’environnement est affecté, et nous le restaurons. Via La Grande Alliance, les gouvernements impliqués veulent renverser cette notion : le développement et la protection peuvent coexister dès le début, et si c’est le cas, ils pourraient s’avérer encore plus mutuellement bénéfiques. Le processus pour déterminer les zones à protéger afin de préserver l’habitat, de protéger une masse d’eau ou de conserver un point d’intérêt culturel est mené par les utilisateurs du territoire et les communautés locales, puisqu’ils connaissent le territoire. Une fois ce processus achevé, les communautés peuvent ensuite orienter les promoteurs vers des zones identifiées comme étant disponibles pour le développement, tant que celui-ci répond aux critères sociaux et environnementaux tels que définis dans la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.